ULALI

Pura Fe's traditional project

TUSCARORA ( FIRST NATION) 

Représentation : World (outside USA & CANADA)

Booking : Ananda Garcia

Contact Presse : emilie@nuevaonda.fr

Label : /

 

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DISPONIBILITÉS :

Mars, Avril, Juin 2019

BIOGRAPHIE

BIO COURTE

 

Apparu à New York en 1987, le trio Ulali a profondément rénové la tradition vocale amérindienne jusqu'à sa disparition en 2005, quand sa fondatrice Pura Fe' a entamé une carrière solo qui l'a faite connaître jusqu'en Europe. Mais les enjeux culturels et politiques étaient trop importants pour que l'histoire en reste là. Devenu quartet et rebaptisé Ulali Project, le groupe a été réactivé en 2014 et a défilé en première ligne de la Marche du peuple pour le climat, à New York, comme un hommage à la résistance des Premières Nations face au dérèglement du monde. Réunion de quatre chanteuses d'origine Tuscarora (Pura Fe' Crescioni, Jennifer Kreisberg, Charly Lowry, Layla Rose Locklear), Ulali Project entretient un patrimoine fait de tambours et d'harmonies vocales, tout en s'emparant des thématiques contemporaines avec une conviction qui force l'admiration.

 

BIO LONGUE

Presque dix ans qu'elles attendaient cela. Dix ans que Pura Fe' et sa cousine Jennifer Kreisberg attendaient de chanter de nouveau ensemble. « La reformation était inéluctable, dit la première, pour plein de bonnes raisons : politiques, culturelles, pour les femmes que nous sommes, tout ce qui fait la force de notre groupe. »

 

Jusqu'à sa séparation en 2005, Ulali avait profondément rénové la tradition vocale amérindienne. L'histoire remonte à 1987. Même si ses racines sont Tuscarora (peuple dont le berceau est en Caroline du Nord), Pura Fe' Crescioni a grandi à New York et elle joue du jazz. Jusqu'au jour où on lui demande de se produire en ouverture de l'American Indian Dance Theatre, une grande compagnie qui vient d'être fondée. Elle accepte mais, estimant que sa musique n'est pas adaptée à un pow-wow (rassemblement de la communauté amérindienne), elle change de formule. Avec Soni Moreno (qui cumule des origines Maya, Apache et Yaqui) et deux percussionnistes recrutés pour l'occasion, elle interprète ce soir-là trois de ses chansons dans un style traditionnel mais avec des intentions contemporaines. Le succès est tel que le groupe se constitue au sein de l'American Indian Community House de New York. Sous le nom de Pura Fe', les trois chanteuses et quatre percussionnistes donnent leur premier grand concert au Womad de Toronto, en 1989, à l'issue duquel ils vendent deux cents cassettes en une heure. Beaucoup de prestations marquantes suivront : Woodstock en 1994, les Jeux Olympiques d'Atlanta 1996, mais aussi des tournées internationales. Dans les pow-wow, leur pré-blues est devenu une référence pour le public des Premières Nations – Pura Fe' réfute le terme Native Americans, arguant que son peuple était présent bien avant que l'Amérique soit constituée.

 

Entre temps, la formule a changé. Pura Fe' a recruté une cousine d'une quinzaine d'années, Jennifer Kreisberg. Avec Soni Moreno, elles constituent désormais un trio. Alors que leur tradition interdit souvent aux femmes de jouer des percussions, les chanteuses s'emparent donc des tambours et des hochets. « Nous avons brisé l'interdiction et depuis, beaucoup de groupes féminins continuent de se constituer pour suivre le chemin que nous avons ouvert », raconte Pura Fe'. En 1994, le trio est contacté par la légende Robbie Robertson qui, dix-huit ans après avoir sabordé The Band, continue de se connecter avec ses racines Mohawk. A la recherche de musiques pour un film documentaire, The Native Americans, il se passionne pour ce trio auquel il demande de se trouver enfin un nom. Pura Fe', Soni et Jennifer se baptisent alors Ulali, qui est à la fois le nom d'une ancêtre Tuscarora célèbre pour sa voix, et une onomatopée indienne désignant la grive des bois (« U-La-Li », fait son chant).

 

Alors que Pura Fe' avait quitté New York pour la Caroline du Nord de ses ancêtres (elle vit aujourd'hui dans le Grand Nord canadien), l'éloignement eut raison du trio en 2005. Sa fondatrice s'est emparée d'une guitare et a entamé une carrière solo à succès, notamment en Europe, avec le soutien de la Music Maker Relief Foundation. Mais entre Pura Fe' et Jennifer ne pouvaient pas rester plus longtemps sans déployer leurs harmonies. Complété par deux jeunes chanteuses (Charly Lowry et Layla Rose Locklear), Ulali Project – nom du nouveau quartet – a donné son premier concert au River People Music & Culture Festival de Pembroke, Caroline du Nord, en avril 2014. Mais une date bien particulière a replacé le groupe sur le devant de la scène. Le 21 septembre 2014, lors de la Marche du peuple pour le climat qui réunit 300 000 personnes dans les rues de New York, les organisateurs demandent à Ulali Project de chanter l'hymne « Idle No More », en première ligne du défilé, comme un symbole du combat du peuple des Premières Nations pour la préservation de leurs terres. Pour l'activiste qu'est toujours Pura Fe', cette journée justifiait à elle seule qu'Ulali reprenne du service, au nom de sa communauté et au delà : « Je ne crois pas être une ambassadrice... mais on me dit que je le suis. »

 

Pour la première fois de l'histoire d'Ulali, toutes ses chanteuses sont Tuscarora. « Nous pouvons ainsi nous concentrer sur le mode d'expression propre à notre tribu, traditionnel ou contemporain, ce qui renforce notre cohérence artistique et politique », affirme Pura Fe'. La musique Tuscarora est très mélodique, jouée au rythme rapide des tambours, sur une gamme pentatonique préfigurant le blues, avec des harmonies vocales à rapprocher du gospel. Comment dans tout ce que Pura Fe' entreprend, les textes sont puissamment engagés, dénonçant tour à tour le désastre environnemental, les drogues et l'alcool qui ravagent les siens, ou encore les disparitions et assassinats de femmes et d'enfants amérindiens : déjà victime d'un génocide, le peuple est chassé de ses dernières terres dont les ressources naturelles (pétrole, uranium, bois) attisent les convoitises des grands exploitants pour qui la fin justifie les moyens. Pour toutes ces raisons, culturelles ou politiques, il est important que les voix de Pura Fe', Jennifer, Charly et Layla portent le plus loin possible, et pour longtemps.

MEDIAS

TOUR

©Nueva Onda Production